mercredi 16 février 2011

Alain Cotta : " Nulle part aujourd’hui il n'existe de démocratie directe, pas plus que représentative."

Rencontres - Les intervenants externes

leregnedesoligarchiesAlain Cotta, grand pourfendeur de l'euro devant l'Eternel, sort un nouvel ouvrage Le règne des oligarchies (éditions Plon).

Il accorde un bref entretien à Scripto sur ce sujet fondamental.

Entretien réalisé par Maurice Gendre

1- Pouvez-vous nommer les principales oligarchies qui dominent le monde ?

L’oligarchie des USA, celle de la Chine et, en 3ème rang le Royaume Uni.

2- Où ces oligarques se réunissent-ils, où vivent-ils ? Où sont situés les épicentres de leur pouvoir ?

L’oligarchie est un groupe d’individus dont les lieux de réunion varient en fonction de leur situation économique et sociale ainsi que les circonstances auxquelles ils doivent faire face. Comme il s’agit d’un ensemble d’individus tenant de la meute de loups ou du nuage d’étourneaux il ne possède pas de chef attitré pas plus que d’épicentre fixe.

3- Des ponts existent-ils entre ces différentes oligarchies, comment cela se traduit-il ?

Entre ces différentes oligarchies il existe plusieurs ponts, d’abord ceux qui concernent les membres ayant même profession. Les militaires de toutes nations communiquent ensemble à travers leurs exercices de stimulation guerrière et leurs écoles de formation. Les dirigeants des grandes entreprises se rencontrent de façon officielle et officieuse ce qui constitue la vie organisée des oligopoles mondiaux des grands produits et des matières premières. Les politiques se rencontrent lors des réunions, elles aussi, officielles G6, 8, G20 et plus secrètes. Quant aux super riches, ils ont leurs lieux de rencontre bien connus, Davos, Saint Barth et autres lieux de villégiature agréables. Entre ces quatre ponts plusieurs passerelles, de l’appartenance à ces réseaux organisés (Opus Dei, franc-maçonnerie, services secrets).

4- En parallèle, des tensions et des dissensions semblent de plus en plus se faire jour entre elles, quelles formes et quelles tournures peuvent prendre ces désaccords ?

Les tensions et dissensions sont intimement liées à l’affrontement des pouvoirs nationaux qui eux-mêmes constituent désormais la vie d’une espèce humaine mondialisée. Des accords et désaccords traversent la géo-politique purement nationale. Toutes les grandes entreprises quelque soit leur appartenance nationale ont en commun leur volonté d’accroître leur réactivité et leur pouvoir ; les politiques d’affirmer l’autorité des nations qu’ils représentent, et les super riches de vivre le plus tranquillement possible. A tout cela il faut ajouter l’importance que représente pour de nombreuses personnes leur appartenance à des religions qui ne sont pas toujours tentées par l’œcuménisme.

5- Y a-t-il un voire plusieurs points communs fondamentaux entre ces différentes oligarchies, à tel point que l'on puisse dire que ces oligarchies forment l'Oligarchie ?

Les différents points d’accords entre certaines oligarchies nationales et les éléments communs à chacune d’entre elles (dirigeants d’entreprise, politiques…) ne sont pas tels que l’ont puisse parler d’oligarchie mondiale. Ce qui n’empêche point de pouvoir imaginer qu’elle existera un jour et de s’interroger aujourd’hui sur les modalités de sa formation et peut-être même de considérer que cette naissance constitue la raison d’être de la mondialisation.

6- Sur quelles armes s'appuient ces oligarchies pour asseoir leur domination sur le monde ?

Essentiellement sur l’arme économique et militaire, qui avec l’argent et le sexe constitue l’une des trois forces structurantes de l’espèce humaine.

7- Comment ces oligarchies se protègent-elles de la vindicte des peuples ?

Elles disposent de plusieurs moyens de protection : la réussite économique, la corruption et les moyens de détourner de l’attention des masses, désormais très efficaces : Internet, Twitter, facebook et plus généralement tous les médias de communication. Ajoutons que la complexité croissante des problèmes posés aux différentes collectivités nationales écarte naturellement la participation d’un très grand nombre d’individus à cause soit de leur incompétence, soit de leur indifférence à l’égard de solution qui ont peu d’influence sur leur vie quotidienne.

8- Tout processus de changement, en apparence assuré par le peuple et d'inspiration démocratique, est-il condamné à n'être en réalité que le cache-sexe des intérêts d'une faction de l'Oligarchie contre une autre faction de cette même Oligarchie à un moment donné de l'Histoire ? Pour dire les choses plus brutalement : un soulèvement populaire a-t-il la possibilité de ne pas être téléguidé par des puissances extérieures et/ou supérieures ?

Les processus de changements d’inspiration démocratiques  ne peuvent aujourd’hui dissimuler leur rôle effectif. Nulle part aujourd’hui il n'existe de démocratie directe, pas plus que représentative. Partout où le pouvoir est exercé par des oligarchies qui ne sont pas représentatives, mais qui reçoivent en fait une délégation de pouvoir. L’évolution de toutes les techniques et la mondialisation de l’espace installent désormais les oligarchies comme le pouvoir dirigeant de toutes les organisations humaines : nation, famille, entreprise et religion.

L’inspiration démocratique a deux fondements. Le premier purement psychologique s’explique en ce que tout individu préfère croire qu’il est en démocratie plutôt que d’être lucide (« blessure la plus rapprochée du soleil » selon René Char) sur sa dépendance à l’égard d’une oligarchie. La seconde, plus sérieuse, consiste à invoquer la démocratie pour se prémunir des oligarchies attirées par un pouvoir personnel, proche des dictatures de fait, ainsi que le montre les mouvements actuels dans les pays arabes. En cette occurrence il s’agira, à notre avis, beaucoup plus d’un changement d’oligarchie que d’un quelconque établissement de la démocratie.

9- Quelles sont les plus graves menaces que ces oligarchies font peser sur le monde ? Comment s'en prémunir ?

L’oligarchie est devenu le mode naturel et général de l’exercice du pouvoir. Elle ne constitue pas d’autres menaces que celles tenant à l’usage exorbitant de son pouvoir.

Propos recueillis par Maurice Gendre

Les racines anglo-saxonnes du mondialisme

Cette émission n° 37 de Méridien Zéro a été diffusée en direct le 13 février 2011. Elle est divisée en deux parties. La première est consacrée à la réédition de l’ouvrage « Les secrets de la réserve fédérale » d’Eustace Mullins paru aux éditions « Le retour aux sources » dont le gérant, François Sainz, était présent au micro de Méridien Zéro.

La deuxième partie s’intéressait à l’étiologie de cette weltanschauung mondialiste et plus particulièrement à ses racines anglo-saxonnes. Pour approfondir ce sujet, Méridien Zéro recevait Jean Patrick Arteault, collaborateur de la revue « Terre & Peuple Magazine.« 

 

dimanche 13 février 2011

Alain Soral, entretien de février 2011

Thèmes abordés :

Partie 1 : Les Révolutions égyptiennes et tunisiennes, le passage chez Taddéi, Le repentance de la SNCF, l’affaire Céline.

Partie 2 : Le cas Céline, Comprendre l’Empire, José Bové.

lundi 7 février 2011

Comprendre l’Empire : le best-seller que l’on n’attendait pas ?

On savait que le dernier essai d’Alain Soral suscitait de nombreuses curiosités, du camp de ses thuriféraires comme de ses adversaires. L’auteur avait déjà commis plusieurs best-sellers, à l’époque où il jouissait encore d’une bonne visibilité médiatique, mais aujourd’hui la donne ayant plutôt changé, peu auraient parié sur le succès de son dernier ouvrage. Et pourtant.

L’époque a changé, et aujourd’hui l’Internet est devenu le média alternatif par excellence, renversant les codes habituels de la propagande ou du marketing. Un produit peut naître et connaître une belle vie par ses propres qualités intrinsèques, alors qu’il lui fallait jadis des canaux de promotion et de diffusion hors de portée pour qui ne représentait un marché ou s’essayait à pourfendre certaines mafias bien huilées.

C’est ainsi que les idées développées progressivement par Alain Soral depuis ces 20 dernières années ont su conquérir les esprits de beaucoup par leurs qualités propres : fraîcheur du discours, virtuosité du raisonnement, cohérence interne et honnêteté intellectuelle. L’ensemble emballé dans une rhétorique à la fois subversive et parfois drôle, nous avions ici une bombe qui sut trouver son public.

Mais même en résumant quelque peu subjectivement le phénomène comme nous venons de le faire (avouons-le sans fard), c’était encore sous-estimer la soif de comprendre d’un public trop souvent méprisé ou laissé dans l’ignorance par les médias et les élites pensantes officiels. Il n’est qu’à voir le succès de nombre de vidéos et de blogs sur l’Internet, de qualité inégale certes mais tellement rafraîchissants. Dès lors, pour revenir à notre trublion, la rencontre de cet empêcheur-de-penser-en-rond avec les internautes a visiblement fait mouche !

Aujourd’hui, "Comprendre l’Empire" caracole en tête des meilleures ventes des plateformes traditionnelles, alors même que, par militantisme, de nombreux lecteurs (peut-être même la majorité) ont acquis l’ouvrage par la boutique ER ou par le site indépendant dédié www.comprendrelempire.fr !

Comme on peut le voir sur la capture d’écran ci-dessous, le dernier essai d’Alain Soral est, à l’heure où nous écrivons, en 2ème position des ventes Amazon dans la catégorie Politique Française, juste derrière l’ouvrage de Stéphane Hessel -qui a fait un carton plein, et détrônant celui de Mélenchon, histrion dont nos lecteurs habituels savent déjà ce qu’on en pense, et loin devant les Rocard, Juppé, Chevènement ou autres José Bové, que l’on a tous vu récemment faire leur promotion sur les plateaux TV !

Mais, last but not least comme l’on dit en bon français, tout cela est encore plus significatif lorsqu’on sait que ce livre n’est toujours pas sorti ! Et cela aussi c’est la conséquence de la nouvelle donne de l’Internet : l’information circule et précède la communication officielle.

"Comprendre l’Empire" sera-t-il le premier best-seller totalement autonome et indépendant tout comme "Loose Change" (documentaire sur le 11 septembre) fut, dans un autre domaine, et toutes choses étant égales par ailleurs, le premier blockbuster dépassant 100 millions de visionnages, en dehors de toute promotion officielle et de tout réseau de distribution ?

L’avenir, prometteur, nous le dira bientôt.


Dernière minute : "Comprendre l’Empire" entre dans le Top 100 Amazon toutes catégories ! (la position évolue à chaque instant, 47ème place à cette heure, en hausse.)

samedi 5 février 2011

Another Economic "Martial Law in the Streets" Moment Approaches

Another Economic ‘Martial Law in the Streets’ Moment Approaches

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Eric Blair
Infowars.com
Feb 5, 2011

In the fall of 2008, during the lead up to the TARP bailout of the financial industry, Treasury Secretary Henry Paulson warned members of Congress that there will be Martial Law in America should they fail to pass the multi-trillion dollar looting of the taxpayer.

Well, despite the American public being overwhelmingly against the bailout, the blackmail worked and the banks got their money. If it worked once, why not try it again?

With the economy no better off for having borrowed trillions to “stabilize” criminal financial institutions, the national debt ceiling is rapidly approaching.  As some Republicans begin to float the notion of blocking this extension of credit, the Treasury Department, Democrats in Congress, and Ben Bernanke issued apocalyptic warnings clearly showing how pathetically fragile the U.S. economy is.

These threats, reminiscent of Paulson’s 2008 ransom demands, once again appear to be offering two black-and-white choices: Armageddon or more debt.  The coordinated pitch for higher debt levels is echoing the same urgency as the TARP looting, as Treasury Secretary Geithner said the government is insolvent and will run out of money in about two months’ time unless Congress votes to raise the federal debt ceiling.

The AFP reported Thursday that Senate Democrats warned that the government would “shut down” if the debt ceiling was not raised.  Chuck Schumer (D-NY) explained what that would mean if a shutdown were to occur: “citizens couldn’t get their checks, veterans couldn’t get their benefits, military payments would stop.”

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Ben Bernanke doubled down on the debt-fear campaign in a rare press conference where he said, “Beyond a certain point . . . the United States would be forced into a position of defaulting on its debt. And the implications of that on our financial system, our fiscal policy and our economy would be catastrophic.”

Fiscal conservatives who oppose raising the debt ceiling say it is just delaying necessary belt-tightening and massive spending cuts, and say that raising the debt ceiling further only forestalls needed austerity moves to avoid a more catastrophic collapse in the future. House Republicans presented a plan to cut $32 billion from the budget, which is laughable given the impossible-to-pay-off debt levels.

The U.S. national debt is approaching the ceiling of $14.29 trillion; unfunded liabilities like Social Security and Medicare are estimated to be around $100 trillion; and the total cost of stabilizing the financial industry is reportedly upwards of $23.7 trillion.  And these numbers say nothing of the fraudulent $600-trillion derivatives scam. No amount of tax increases, spending cuts, or economic growth will be sufficient to satisfy this equation.

The notion that America can somehow pull itself out of this mess if average citizens, who had no part in creating the national debt, would only “tighten their belts,” seems preposterous.

  • A d v e r t i s e m e n t

None of the options are exactly attractive to the already over-burdened taxpayer. Indeed, the people are being given a lose-lose-lose scenario: 1) the status quo of slow economic demolition through raising the debt ceiling; 2) crippling austerity cuts and public asset looting; or, 3) catastrophic collapse.

Although the banks and their pocket-change politicians describe market conditions that would result in a collapse should the ceiling not be raised, it seems obvious that the only power capable of drastically changing economic conditions are the banks themselves.  Therefore, market conditions appear to be an increasingly insignificant part of a bigger illusion.

As if the sun would not rise if a piece of legislation was not passed, the gun-to-the-head urgency will likely result in raising the debt ceiling.  If the level of resistance comes close to the near unanimous public disgust over the TARP bill, you can bet we’ll hear new warnings of “martial law in the streets” in order to keep the illusion in tact.  If for some reason collapse is unavoidable, the U.S. military is actively war gaming “large scale economic breakdown” and “civil unrest” should they choose otherwise.

Eric Blair writes for Activist Post.com

Renewing the Patriot Act While America Sleeps