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vendredi 17 juin 2011

2030, le Krach Ecologique - Geneviève Ferone

2030, le krach écologique est un livre de vulgarisation rédigé par une dame Geneviève Ferone, présidente d’une agence de notation écologique des entreprises cotées. Il s’agit donc d’un livre écrit par quelqu’un qui fait partie du « système », et qui doit être lu comme tel. Pour autant, il peut être intéressant de savoir ce que disent ces « écolos du système ». A condition de décrypter, on peut en déduire pas mal de choses

 

La thèse générale est clairement apocalyptique : géographie et civilisation vont entrer en collision frontale. Notre modèle, fondé sur le développement indéfini des forces productives, va se heurter à la réalité d’un monde fini. Cette collision n’est pas pour 2100, mais pour 2030 : c’est la date où les divers « fronts » écologiques vont converger pour entraîner un krach global. Au-delà, à l’horizon 2100, on peut « ergoter sur ce que le changement technologique rendra possible ». Mais à l’horizon 2030, le krach est assuré, et à cette échéance, il n’y a pas « miracle technologique » à espérer. C’est, du moins, ce que nous dit Geneviève Ferone.

Le front principal est de loin le réchauffement planétaire. On connaît la thèse : l’élévation des doses de CO2 dans l’atmosphère fait que les rayons solaires passent, mais que la chaleur qui en résulte ne peut plus s’évader, car elle est véhiculée par le rayonnement infrarouge, qui ne peut traverser le CO2. Or, la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère est passée de 280 particules million au début de l’ère industrielle à 385 en 2007. Elle devrait passer, dans le courant du XXI° siècle, de 540 à 970 ppm. Les spécialistes estiment que le seuil critique à partir duquel l’effet de serre accélérera brutalement se trouve vers 450 ppm, et qu’il sera atteint vers 2030.

Pour l’instant, concède Ferone, la légère augmentation de la température terrestre ne peut pas être imputée à coup sûr à l’effet de serre. Elle est trop faible pour qu’on puisse être certain de ses causes, étant donné l’imprécision des mesures sur les périodes anciennes. Des facteurs naturels peuvent également jouer. On ne peut savoir si, à ce stade, l’effet de serre est la cause du réchauffement observé, à l’échelle globale. La température moyenne en Europe a augmenté sur un siècle d’environ un degré centigrade : tout ce qu’on peut dire, c’est que c’est un phénomène climatique majeur d’une rapidité exceptionnelle.

Ce qui est certain, nous dit Ferone, c’est qu’en revanche on n’a aucune donnée climatique préexistante sur les conséquences d’une concentration de CO2 supérieure au seuil critique. C'est-à-dire que nous entrons dans une ère d’incertitude à peu près complète. Si aucune mesure n’est prise, les spécialistes estiment que l’augmentation de la température moyenne sur terre oscillera entre 1,1 et 6,4°C d’ici à 2100. Dans l’hypothèse basse, les changements sont réels mais pas ingérables. Dans l’hypothèse haute, c’est un désastre ingérable. En somme, on ne sait pas si la catastrophe climatique aura lieu, mais ce qu’on sait, c’est qu’elle est possible, et même relativement probable.

En conséquence, un cahier des charges théorique est suggéré :

- diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés, pour passer progressivement de 27 milliards de tonnes de CO2 à 12 milliards (ce que la nature peut épurer), tout en poursuivant l’industrialisation des pays émergents,

- pour cela sortir de la dépendance à l’égard des énergies fossiles (85 % de notre consommation d’énergie actuelle), et donc investir dans les énergies de substitution,

- et tout cela en gérant les besoins d’une population en croissance dont plus de la moitié vit désormais dans des mégapoles (souvent du tiers-monde).

Pour l’instant, et en dépit des engagements du « protocole de Kyoto », nous ne sommes pas du tout sur cette pente – surtout parce que les USA ont fait savoir que leur mode de consommation et leur niveau de vie n’étaient pas négociables. Les émissions de gaz à effet de serre continuent à croître. Cependant, toujours si l’on en croit Geneviève Ferone, on va forcément devoir s’y mettre, car la production pétrolière va entrer en déclin dans les décennies qui viennent. L’utilisation des réserves additionnelles (sables bitumineux, pétrole en eaux profondes) sera limitée, parce que l’énergie nécessaire à leur extraction annulera en grande partie l’intérêt de cette extraction. Le « pic du pétrole » est prévu pour 2030, dernier délai, celui du gaz naturel pour 2040. Reste la possibilité d’un retour au charbon, dont le pic d’extraction n’est pas attendu avant 2150 ou même 2200, et qui, grâce à de futures usines de liquéfaction, pourrait remplacer le pétrole comme énergie des transports. Le problème, c’est que de toutes les énergies fossiles, le charbon est la plus polluante, avec + 30 % de gaz à effet de serre par rapport au pétrole, à production énergétique équivalente (remarque importante : l’économie chinoise contemporaine est fondée sur le charbon).

Y a-t-il des alternatives ? Pas vraiment. Les biocarburants sont une catastrophe : ils détruisent les capacités agricoles et accélèrent la déforestation. L’éolien ne peut pas fournir d’énergie en quantité suffisante, et en outre, il ne fournit pas en continu. Ces énergies alternatives ne fournissent qu’un complément. Elles ne constituent pas une alternative.

Quid du nucléaire ? Il y a, au rythme actuel de consommation, cent ans de réserves prouvées en uranium. Les EPR devraient permettre d’améliorer encore ce bilan, et en outre ils permettent de réduire un peu le principal problème écologique, à savoir les déchets (15 % en moins, à production énergétique égale). Mais le nucléaire n’est pas la panacée : il ne peut être utilisé que pour une production centralisée, et le risque d’accident existe.

La solution de la question énergétique à long terme sera peut-être le projet ITER : la fusion nucléaire, source d’énergie pratiquement infinie. Mais ce projet à très long terme ne débouchera pas, nous dit Geneviève Ferone, avant 2050, après que les problèmes écologiques et du pic énergétique nous auront percutés. On remarquera à ce propos que le discours de Geneviève Ferone est donc organisé pour affirmer que la sortie par le haut de la crise énergétique ne peut pas résoudre la question posée dans l’urgence.

Conclusion : nous sommes confrontés à un « défi majeur ». Nous devons continuer à croître (pour améliorer les conditions de vie d’une population toujours plus nombreuse, toujours plus urbaines, toujours plus âgée) et simultanément, nous devons traiter la question écologique. Alors que faire ?

Les réponses ne sont pas claires. Geneviève Ferone tourne autour du pot. Elle évoque les discussions complexes entre Europe et USA sur la question de Kyoto, et le fait que les USA ont choisi pour l’instant de refuser la solution européenne, tout en développant des « clean techs » qu’ils entendent proposer aux pays émergents pour les aider à réduire leurs émissions. Mais finalement, elle pose la question : « comment pourrions-nous continuer à ne pas freiner la croissance de la Chine et de l’Inde au nom de notre propre dette écologique ? » (et là, le lecteur avisé pense : nous y voilà !)

Ces immenses pays, s’ils adoptent les modes de consommation occidentaux, génèreront une pollution monstrueuse, étant donné leurs populations cumulées, à l’horizon 2040, de trois milliards d’êtres humains. Semblablement, nous dit Ferone, comment ne pas poser la question des risques de compétition sur les matières premières, africaines en particulier, qui sont convoitées par les Chinois ? D’où la conclusion : nous avons besoin d’une « gouvernance mondiale » pour organiser la répartition des ressources (et là, le lecteur avisé repense que décidément, nous y voilà…)

Le bouquin s’achève par une sorte de panégyrique du dirigeant américain Al Gore, qui a, d’après madame Ferone, construit un continuum entre les écologistes et les dirigeants du système productiviste. Grâce à lui (et grâce aussi, dixit Ferone, à Nicolas Hulot), nous savons désormais que nous allons droit dans le mur, et que nous devons « changer nos modes de vie ». Nous avons « pris conscience de notre schizophrénie », qui nous fait d’un côté vouloir consommer toujours plus, et d’un autre côté vouloir polluer toujours moins. De là, on glisse vers le développement d’une « consommation engagée » visant à dissuader les « consommateurs » de « trop polluer ». Une solution qui, d’après madame Ferone, est plus conforme à « nos » valeurs que la décroissance, dans laquelle, d’après elle, « beaucoup » voient une forme de rigorisme écologique « clérical, moralisateur et archaïque » - une solution qui, toujours d’après madame Ferone, ne résoudrait le problème « qu’à la hauteur d’un trait de crayon ».


*


Que dire au sujet du bouquin de « l’écolo du système » ?

On ne s’aventurera pas dans la discussion technique. Plusieurs points avancés par Ferone font débat. On remarquera par exemple qu’il existe, sur Internet, des données qui viennent contredire la thèse du réchauffement climatique. Ainsi, certains font remarquer que si le pôle nord fond, le pôle sud givre, ce qui vient contredire l’affirmation selon laquelle « la fonte des calottes glaciaires a commencé ». Les océans montent, de 0,3 cm par an, depuis 15 ans, nous dit-on. Est-ce vrai ? Comment savoir. Allez donc mesurer le niveau de la mer…

Mais sans entrer dans la question technique, ce qu’on peut observer en tout cas, c’est que le discours de la dame Ferone entre très bien en résonance avec les préoccupations extra-écologiques de nos dirigeants :

- Presque aucune prise en compte de la problématique de classes. On nous dit que « nous » devons réduire nos modes de consommation trop polluants. Mais qui est ce « nous » ? Qui pollue le plus, du smicard vélo/tramway et du membre de l’hyperclasse grosse bagnole/avion ? Qui devrait payer pour la pollution ? La réponse de Ferone, c’est le « développement d’une conscience écologique chez les consommateurs ». On aurait préféré quelque chose comme : une taxe écologique sur les hauts revenus (ou sur les modes de consommation propres aux hauts revenus). De cela, il n’est pas question…

- La question de la légitimité du fait acquis en matière de « droits à la pollution » est totalement passée sous silence (ainsi que la question, encore plus explosive, de la « vente » des droits en question). Après avoir longuement tourné autour du pot, Ferone finit par nous dire, en substance : il faut empêcher l’Inde et la Chine de nous rattraper en termes de développement. Question : s’agit-il d’une urgence écologique, ou d’une urgence géostratégique ? Bien malin qui pourrait le dire.

- Surtout, toute remise en cause du système dans sa globalité est exclue. La façon dont la solution par la décroissance est expulsée, d’un trait de plume, est à cet égard très révélatrice. Il n’y a pas, dans ce bouquin, d’argumentaire probant quant aux questions qu’on s’attendrait à voir aborder : comment réduire les déplacements en revenant à une économie localiste ? La question ne sera pas posée. Pourquoi ne pas supprimer la publicité pour réduire la consommation ? La question ne sera pas posée. Sous cet angle, le bouquin de Ferone apparaît comme un vaste exercice de « damage control », consistant en gros à expliquer que les classes dirigeants ont conscience du problème, et qu’elles y travaillent, afin de faire durer le système malgré ses contradictions internes – dormez bonnes gens.

- Enfin, il y a le choix de présenter une urgence écologique. Ce choix, on l’a vu, permet de souligner que des problèmes se posent à court terme, que nous ne pouvons pas espérer résoudre par des solutions de long terme. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’argumentaire est ici assez léger, et qu’en revanche, les implications sont lourdes. La seule issue pour le système capitaliste confronté à une crise de surproduction, c’est la guerre – et la crise de surproduction, nous y sommes en plein. Mais attention : il y a plusieurs types de guerre. Une guerre à la pollution, par exemple, pourrait être un bon moyen de justifier les ajustements de classe et la mobilisation totale de la population… Le krach écologique comme antidote au krach systémique ? Pourquoi pas ?…

Conclusion : très honnêtement, on ne vous conseille pas ce bouquin. Vous n’y trouverez pas d’informations nouvelles, et pas non plus de réflexion vraiment révolutionnaire. Mais il est intéressant d’analyser la communication que les « écolos du système » déploient, dans le cadre d’un discours général schizophrène dont ils sont l’aile marchante, peut-être inconsciemment d’ailleurs.

Une insertion dans le discours général qui jette un éclairage surprenant sur les bons sentiments écolo…

La toute fin du bouquin de Ferone rappelle le dernier opus commis par Attali : Une brève histoire de l’avenir. Si nous ne faisons rien, nous dit Geneviève Ferone, nous verrons apparaître, face au choc écologique, une humanité à deux vitesses : d’un côté ceux qui vivront dans des « villes sous cloche », bénéficiant de tous les avantages de la technologie sans en payer les conséquences écologiques. De l’autre ceux qui vivront dans des conditions effroyables, n’ayant aucun des avantages du progrès, tout en en payant le prix écologique. Au bout du compte, on assistera à une différenciation de l’espèce humaine, la supériorité culturelle des uns leur permettant de survivre seuls à la ruine de la planète que leur mode de vie aura entraînée, et qui condamnera le reste de l’espèce.

Et puis, après nous avoir expliqué que c’est ce qui se passera si nous ne faisons rien, Ferone nous explique, en gros, qu’on va essayer de faire quelque chose, mais que ce sera bien difficile, n’est-ce pas ?

 

panneaux solaire

mardi 11 janvier 2011

L'énergie de demain: le point de vue de Vague Normande

L’énergie de demain : Le point de vue de Vague Normande

Parc éoliennesLa question énergétique est, depuis plusieurs années maintenant, au cœur des débats politiques. Si tout le monde n’est pas d’accord sur les nouveaux moyens de production d’énergie à adopter, chacun semble conscient qu’une transition doit être effectuée vers des alternatives moins polluantes et plus durables.

Dans chaque mode de production d’énergie, même le plus propre, il ne conviendra pas de parler d’ “écologie”, d’abord parce que ce terme ne peut s’appliquer à une quelconque production artificielle comme l’explique M. Claude Timmerman, ensuite parce que son sens étymologique est presque toujours bafoué lorsqu’on emploie ce terme. Chaque initiative favorisant des technologies nouvelles plus propres n’est nullement à qualifier d’écologique, mais plutôt de développement durable qui ne se soucie que des besoins de l’Homme et des impacts qu’il aura sur son propre avenir.

En matière énergétique, le seul geste utile au biotope terrestre serait purement et simplement de réduire sa consommation jusqu’à néant, dans une perspective de progressive décroissance. Inutile de dire que cette idée ne serait guère applicable tant la consommation d’énergie artificielle est devenue indispensable au fonctionnement de notre société et à laquelle aspirent ceux qui n’en bénéficient pas encore.

Ainsi, à défaut de décroissance, ce sera effectivement une énergie propre et durable pour l’Homme, avec un impact moindre sur le biotope, vers laquelle il faudra se tourner. Mais comment faire ce choix parmi tous les modes proposés par les publicités et les politiciens ?

 

 

L’énergie solaire

Les panneaux solaires — photovoltaïques ou thermiques — seraient à classer parmi les énergies trop coûteuses et éphémères. Ils bénéficient actuellement d’une publicité et d’un engouement qui semblent bien disproportionnés tant ceux-ci sont loin d’être des solutions idéales sans autre inconvénient que leur prix d’achat comme on pourrait nous le faire croire.

En effet, la question principale lorsqu’est avancé l’achat de panneaux photovoltaïques est le temps de retour sur investissement qui est généralement estimé entre 8 et 10 ans, ce qui semble relativement peu dans une perspective de durabilité concrète mais qui s’avère être erroné. Quelques calculs simples permettent de nous en rendre compte aisément :

Pour calculer le rendement moyen annuel d’un panneau de 10 m², on a :
- Un coût moyen d’installation, toutes subventions comprises de 6000 €.
- Un rendement maximal d’exposition solaire annuelle de 1.
- Une puissance crête moyenne de 1500 kWh
- Un coefficient local d’ensoleillement de 0,9 en Normandie

1500 x 0,9 x 1 = 1350 kWh /an

Pour calculer le retour sur investissement par rapport à une installation EDF, on a:
- Un prix de rachat par EDF de l’électricité produite de 0,57 € par kWh

0,57 x 1350 = 769,5 € /an

Soit une durée de retour sur investissement de :

6000 / 769,5 = 7,80 années

7,80 années auxquelles il faudrait ajouter les intérêts bancaires, soit environ 8 ans.

Il s’agit ici du calcul généralement dressé pour avoir une idée de la période jusqu’au retour sur investissement, mais ce calcul prend seulement en compte une production électrique revendue à 100% à EDF. Ceci signifie que l’habitation n’est aucunement indépendante et c’est finalement EDF qui l’approvisionne ensuite de son énergie, nucléaire ou fossile, annulant tout caractère durable et propre de cette habitation (cas du futur éco-quartier de Nice).

Si nous devions calculer la rentabilité de l’installation dans le cadre d’une auto-production totale, voici ce qu’il adviendrait avec les mêmes données que précédemment :

Pour une consommation électrique moyenne (basse) de 5000 kWh par an sans chauffage d’un foyer de quatre personnes, on a :
- Tarif EDF normal moyen (HP/HC) d’environ 0,10 € par kWh
- Rendement moyen annuel pour 10 m² de panneaux de 1350 kWh (voir supra)

0,10 x 1350 = 135 € /an

Soit un retour sur investissement de :

6000 / 135 = 44,45 ans !

Pour une auto-production nous avons donc un retour sur investissement de 45 ans, cependant les 10 m² produisant 1350 kWh par an ne suffiraient pas à couvrir les besoins d’une famille de 4 personnes consommant au moins 5000 kWh par an hors chauffage. Ce foyer nécessiterait environ 40 m² de panneaux pour produire sa propre électricité. Cela nous amènerait à un coût d’achat et d’installation de 24 000 € par foyer.

L’idée étant de faire un choix entre les énergies futures, peut-on raisonnablement penser qu’EDF et ses éventuels concurrents continueront de racheter indéfiniment l’énergie photovoltaïque cinq à six fois plus chère ? Évidemment non. Le rachat n’existerait plus si la revente se faisait à perte. De plus, afin de pourvoir à la consommation des Français, il faudrait recouvrir de panneaux environ 5000 km², soit la surface entière du Cotentin !

Ajoutons à cette liste à charge qu’un panneau photovoltaïque a une durée de production optimale théorique de 30 ans. Dans le cadre d’un retour sur investissement de 45 ans, il s’avère donc qu’un entretien serait nécessaire avant même l’amortissement de l’investissement. Or, cet entretien reste encore mystérieux. Effectivement rien n’est fixé à propos des coûts et des méthodes. Il n’existe pour le moment pas d’autres sociétés d’entretien que les constructeurs eux-mêmes, ce qui laisse envisager une note très salée, surtout lorsque l’on sait que les panneaux photovoltaïques contiennent du triofluorure d’azote, un gaz 20 fois plus polluant que le CO²…

Il est donc nécessaire de faire retomber le mythe du panneau photovoltaïque qui constitue un investissement contraignant et trop instable, une source d’énergie expérimentale coûteuse et peu durable au rendement trop faible pour remplacer les modes de production actuels.

 

 

L’énergie éolienne

Également éphémère et trop coûteuse, l’énergie éolienne est à rapprocher de l’énergie solaire. Dans une volonté de préservation environnementale, elle est absolument antinomique puisqu’elle créé de fortes nuisances visuelles et sonores.

Mais là ne sont pas ses plus gros défauts. Son rendement est également trop faible pour la substituer aux énergies actuelles puisqu’il faudrait environ 300 000 éoliennes rien que pour atteindre la production nationale actuelle d’énergie électrique, sachant que cent éoliennes coûtent environ un milliard d’euros, le calcul est aussi simple qu’irréel ! Les problèmes d’entretiens sont similaires à ceux évoqués pour le photovoltaïque, voire plus contraignants étant donné les difficultés d’intervention. Par ailleurs, la durée de vie d’une éolienne n’a rien d’exceptionnelle : à peine plus de vingt ans !

Actuellement, le marché de l’éolien est en effervescence car, comme pour le photovoltaïque, les fournisseurs rachètent à prix d’or cette énergie vendue à grands coups de subventions. De plus, les constructeurs d’éoliennes sont également les exploitants. Si les éoliennes devaient remplacer définitivement les centrales utilisant les ressources fossiles, ces exploitants accepteraient-ils de s’aligner sur les tarifs de revente actuels, c’est à dire pour un bénéfice cinq à six fois moins élevé ? Accepteraient-ils d’investir des milliards pour ce faible bénéfice ?

Vague Normande